Bienvenus à tous ceux et celles, qui, comme nous, apprécient les choses simple. Telles que les ballades en montagne, l'envol d'un coq de bruyères, les azalés en fleur à la montée en estives, la brume qui se lève sur un lac endormi, et bien d'autre merveilles de la nature.
Et voilà, ce dimanche signifiait clap de fin pour la petite transhumance, sous la pluie.
Je vous propose un petit jeu : devinez où se trouvent les brebis ?
Alors, une petite idée ?
Elles étaient là où j'ai mis des petites étoiles rouges.
Là, c'est déjà plus facile
Je suis sûre que vous aviez trouvé !
Là trop fastoche
En plus le soleil commence à jouer à cache-cache derrière un gros nuage noir
Du coup le blanc des brebis ressort mieux. N'est-ce pas ?
Là, vous êtes dispensé(e)s.
Même nous, on a eu du mal à les voir. Par contre elles ont très bien entendu le coup de sifflet du berger, mais n'avaient aucune envie de remonter.
Il a donc dû aller les chercher. Super !
Surtout qu'une fois toutes regroupées, il a dû partir en chercher deux tout en haut !
Non,non, nous n'étions pas en forêt de Fontainebleau ( même si j'y ai d'excellents souvenirs d'enfance, moi la
parisienne ). C'est au bout du sentier qui mène à l'estive. il s'agit d'une ancienne carrière servant à la fabrication de sarcophages.
Tout à l'heure nous avons regardé les brebis, depuis la route, en bas.
Maintenant, les bergers père et fille, partent ramasser toutes celles qui sont en haut, au milieu, cachées dans les fougères ou derrière les cailloux. En regardant, quand même où ils mettent les pieds, vu le dénivelé. Et encore là, ce n'est pas le pire !
En bas, on aperçoit le Gave de Pau qui longe les sanctuaires de la grotte et Lourdes. Tout au loin, on devine Tarbes, mais la photo n'est pas d'assez bonne qualité. Désolée.
Un peu plus loin, sur le sentier. Enfin le passage des brebis.
On aperçoit notre village, Poueyferré
Pour preuve, j'ai zoomé sur l'église. Certains d'entre vous reconnaîtront.
De plus haut, on peut même voir le gîte, mais ce sera pour une autre fois.
Le gros nuage noir approche.
Un petit coucou du Béout pour ceux qui connaissent.
Même sous la grisaille, ça reste très beau. Mais très en pente aussi.
Et avec la petite bergère, on doit vite retourner à la voiture, pour re-partir en bas, à la route, et dire aux bergers si on voit des brebis égarées.
Pour info, nous sommes arrivées à la voiture trempées.
Ca y est, nous sommes, de nouveau à la route, les berbis arrivent en rang.
Nouveau jeu : les compter
Après que la bergère nous ai fait une grosse frayeur. Coup de fil affolée, je sais pas où je suis.
Elle suivait des brebis récalcitrantes qui avaient pris des sentiers de traverse.
Ouf, papa est reparti chercher sa bergère. Tout va bien. Ou presque.
Difficile de garder les brebis groupées. Heureusement les deux chiennes sont là.
Reste à descendre, à pic, vers la route.
Simple quand on a quatre pattes, comme les brebis. Beaucoup plus difficile, sur deux jambes. Sans sentier.
Uniquement des fougères pour vous retenir. Avec la pluie et la boue, par dessus le marché. Quel beau métier !
Et une fois arrivés en bas.
Courage, plus que 3 kms. Sous une pluie battante.
Total des courses, tout le monde ( brebis, chiennes, berger, bergère ) est arrivé trempe à tordre.
En plus, une seule et courte nuit pour récupérer, car ce lundi ( 6h ) avait lieu le 1er voyage pour la grande transhumance, sous la pluie, bien évidemment !
Mais ça, je vous le raconterai demain. Bonne nuit. Titane.